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EN SAVOIR PLUS →La catégorie des fondations englobe l'ensemble des ouvrages enterrés destinés à transmettre au sol les charges d'une construction, qu'il s'agisse d'une maison individuelle, d'un immeuble collectif ou d'un bâtiment industriel. À Argenteuil, commune du Val-d'Oise située en bord de Seine, la conception des fondations revêt une importance capitale en raison de la nature hétérogène des terrains et de la présence de zones inondables. Une étude géotechnique préalable, obligatoire dans de nombreux secteurs, permet de définir le type de fondation le mieux adapté pour garantir la stabilité et la pérennité de l'ouvrage.
Le sous-sol argenteuillais se caractérise par une grande diversité géologique. On y rencontre des alluvions modernes en fond de vallée, des sables et grès de Fontainebleau sur les coteaux, ainsi que des marnes et caillasses du Lutétien. Cette variabilité implique des capacités portantes très différentes d'un site à l'autre. Les terrains argileux, sujets au phénomène de retrait-gonflement, imposent des précautions particulières pour éviter les désordres structurels liés aux tassements différentiels. La carte d'exposition au retrait-gonflement des argiles classe d'ailleurs une partie du territoire communal en aléa moyen à fort.
La réglementation française encadre strictement la conception et la réalisation des fondations. Les Eurocodes, et notamment l'Eurocode 7 relatif au calcul géotechnique, s'appliquent avec son annexe nationale. Les documents normatifs de référence incluent la norme NF P 94-261 pour les fondations superficielles et la norme NF P 94-262 pour les fondations profondes. Dans les zones soumises à un plan de prévention des risques naturels (PPRN), comme les abords de la Seine, des prescriptions spécifiques s'imposent quant au niveau de calage des fondations et aux dispositions constructives à adopter.
Les projets nécessitant une attention géotechnique particulière sont nombreux à Argenteuil. Les extensions de pavillons sur les hauteurs de la butte d'Orgemont requièrent souvent des radiers généraux pour pallier les hétérogénéités du sol. Les programmes de logements collectifs dans le quartier du Val-d'Argent, sur d'anciennes zones marécageuses, font fréquemment appel à des fondations sur pieux pour traverser les couches compressibles et atteindre un substratum résistant. La réhabilitation du centre-ville ancien impose quant à elle des reprises en sous-œuvre délicates, où la maîtrise des techniques de fondations spéciales est indispensable. Chaque typologie de projet appelle une solution de fondation spécifique, dimensionnée au plus juste pour optimiser les coûts sans compromettre la sécurité.
Depuis la loi ELAN de 2018, une étude géotechnique préalable est obligatoire pour toute vente de terrain à bâtir dans les zones d'exposition moyenne à forte au retrait-gonflement des argiles, ce qui concerne une partie d'Argenteuil. De plus, une étude de type G2 est exigée pour les projets de maisons individuelles avec contrat de construction. La mission G1 reste recommandée pour tout projet afin d'identifier les risques géotechniques et d'orienter le choix du type de fondations.
Les risques majeurs incluent le retrait-gonflement des argiles sur les coteaux, la compressibilité des alluvions en bord de Seine pouvant engendrer des tassements, et la présence de poches de dissolution dans les marnes et caillasses. Le risque d'inondation par remontée de nappe phréatique ou par débordement de la Seine impose également de vérifier la stabilité des fondations vis-à-vis des sous-pressions et de l'érosion interne des sols.
Les fondations superficielles, comme les semelles filantes ou isolées, reportent les charges à faible profondeur dans des couches de sol ayant une capacité portante suffisante. Elles sont privilégiées lorsque le bon sol est proche de la surface. Les fondations profondes, principalement les pieux, traversent les couches médiocres pour aller chercher un substratum résistant en profondeur. Le choix dépend des résultats de l'étude géotechnique et des charges de la structure.
Le calcul des fondations est encadré par l'Eurocode 7 (NF EN 1997) et ses annexes nationales. La norme NF P 94-261 définit les règles pour le dimensionnement des fondations superficielles, tandis que la NF P 94-262 s'applique aux fondations profondes. Ces textes imposent des vérifications aux états limites ultimes et de service, en intégrant les données géotechniques issues des missions normalisées selon la norme NF P 94-500.
Nous intervenons à Argenteuil et ses environs.